My name is  

William Eggleston, Memphis (Tricycle), c. 1969 – 1970 

William Eggleston, Memphis (Tricycle), c. 1969 – 1970

À propos de l'artiste

Alexandre Bouichou + Thomas Ibars

Age
AB : 31 / TI : 26

Nés
AB : Le Blanc Mesnil
TI : Nîmes

Travaillent
sur les hauteurs de Montmartre.

Etudes
AB : master en communication visuelle
TI : DSAA Olivier de Serres

Début d'activité
My name is a été créé par Alexandre en 2007, puis rejoint par Thomas en 2010.
My name is est un atelier de design graphique et direction artistique, situé à Paris.
My name is intervient dans le champ culturel en général : musique, art, photo, architecture, édition, mode…
My name is recherche la diversité dans la production : multiplier les supports, multiplier les expériences, multiplier les domaines d'intervention…

Projets marquants, en cours
Collaborations régulières avec le photographe Geoffroy de Boismenu, dont le livre “Who is John Doe”, primé au Club des directeurs Artistiques 2012.
Centre Pompidou, My name is est en charge depuis quatre ans de la communication visuelle de "Hors-pistes", événement annuel sur "les images en mouvements".
Sixpack France : t-shirts pour la marque et actuellement débuts d'une nouvelle collaboration avec cette marque autour du support vidéo / film, avec la réalisation d'une série de mini films / courts métrages mêlant prises de vues réelles et interventions graphiques.

Rencontre

Comment décririez-vous votre style ?
Dans le cadre de nos productions, la notion de style nous importe assez peu, tout comme celle d'auteur qui lui est associée. Notre nom, “My name is”, nous permet de signer chaque projet comme une collaboration avec un client, un artiste, etc, ("My name is John Doe", "My name is Artligue", etc.) et non pas comme une création personnelle. C'est quelque chose qui nous tient à cœur et que nous mettons en avant dans notre manière de nous présenter (sur notre propre site notamment).
Ainsi, on privilégie plutôt une démarche à un style: essayer de trouver une réponse juste à une demande, un besoin, une problématique, en tenant compte du contexte d'un projet, ses spécificités et son public; essayer aussi de trouver un juste équilibre entre le fond et la forme. Le style peut donc varier d'un projet à l'autre.
Maintenant, il y a peut être certains éléments qui reviennent régulièrement dans notre production : la volonté d'une certaine économie de moyen et un souci d'efficacité. Ça peut passer souvent par une forte présente de la typographie.

Quelles sont vos principales sources d'inspiration (artistes, graphistes, autre) ? 
Tout…et c'est plutôt variable d'un jour à l'autre.

Que pouvez-vous nous dire sur les œuvres exposées chez ArtLigue ?

Le point de départ de chacune des deux œuvres est une photo. 
On ne la montre pas, elle est remplacée par un rectangle figurant sa présence, et par une description au-dessous. La description est une description objective — pas d'interprétation — un peu frénétique et la plus complète possible de tous les détails que contient l'image.

Au départ de ce projet, nous avions retenu deux choses qui nous intéressaient dans ce thème de la photo proposé par ArtLigue : la première est le rapport que nous — My name is — entretenons avec ce médium, à la fois en tant que consommateurs d'images mais aussi en tant que graphistes et directeurs artistiques. Justement, en tant que directeurs artistiques, nous manipulons des photos quotidiennement : nous en utilisons, nous en fabriquons, nous les mettons en page, et nous en consommons aussi beaucoup. Pour nous, l'image est un outil indissociable d'un autre outil : le texte. Notre travail est souvent un travail d'articulation de ces deux éléments : le texte et l'image.

La seconde chose qui nous intéressait, c'est l'idée qu'une photo ne se résume pas forcément à son sujet ou à l'action qu'elle capture. Elle peut figer une quantité de détails que l'on ne remarque pas ou que l'on ne saisit pas. Cette idée fonctionnait assez avec le travail de William Eggleston (dont nous apprécions d'ailleurs particulièrement le travail); dans ses images, derrière des sujets en apparence anodins et ordinaires, se cachent beaucoup de choses. On peut voir les deux photos que l'on a choisies comme : un tricycle, et un enfant avec un gilet rouge… on peut aussi voir tout le reste.

Quel a été votre processus de création pour cette œuvre ? Est-il à l'image de votre démarche habituelle ? Votre mode créatif diffère-t-il selon la nature des projets (artistiques, commandes, expérimentaux) ?
D'habitude, l'origine d'un projet est une commande à laquelle nous devons apporter des réponses, et surtout une commande qui implique des besoins, des contraintes, un contexte. L'inspiration et les envies visuelles que l'on place dans le projet sont nourries par cette trame pré-existante. Le message que nous mettons en scène — à travers une identité visuelle, un projet d'édition, une affiche, une pochette de disque — ne vient au départ a priori pas de nous. Quelque soit notre degré d'implication dans un projet, il y a quelque chose qui pré-existe et qui vient de l'extérieur. 

De fait, le processus de création pour cette œuvre était par nature différent de notre processus de création habituel. Dans le cadre d'un projet comme celui pour ArtLigue, il y a cette différence fondamentale pour nous qui est qu'il ne s'agit pas de construire une réponse à un besoin mais de concevoir une image comme directement issue de nos envies et de nos projections. 

Après, quelque soit la commande ou le support, notre processus est sensiblement le même: beaucoup de discussions, beaucoup de questions, de doutes…
Nous travaillons à deux justement dans l'idée d'un échange permanent, et avec la volonté de se remettre en question le plus possible. 

Quel regard portez-vous sur la création graphique actuelle ?

La situation de la création graphique nous semble assez paradoxale.
Il y a, d'une part, un contexte assez excitant: beaucoup d'excellents studios, de très bons graphistes, de bonnes formations, des scènes émergentes un peu partout dans le monde avec une large diffusion par les blogs et les magazines. Mais il y a, d'autre part, le constat d'une création graphique qui, bien que présente partout dans notre société — packaging, affiches, logos, signalétiques, journaux, sites internet, etc — peine à susciter de l'intérêt au-delà de son petit cercle d'acteurs et d'initiés (en atteste l'absence de lieu dédié en France, notamment). Le résultat est une production majoritairement pauvre et sans intérêt, uniformisée voire automatisée, où la création est souvent étouffée, soumise aux lois du marketing et de la communication. Il y a aussi une absence cruciale de l'éducation du regard, et, par conséquence, une absence de culture du design.
Cela, entre autres choses, explique le manque de considération pour notre pratique.

Pour vous, existe-t-il une frontière entre art et graphisme ? Si oui, où la placez-vous ? Est-ce que le graphisme doit entrer dans le champ de l'art ou en fait-il déjà partie ?
En tant que My name is, nous assumons assez bien la notion de commande qu'implique notre pratique et l'idée d'être au service d'un message qui ne nous appartient pas (notion présente dès le départ dans le choix de notre nom).
Cela nous exclut plutôt du champ de l'Art. Certes, nous manipulons en partie les mêmes outils et les mêmes langages, mais le moteur et la finalité sont absolument différents. Nous sommes designers : nous concevons des choses qui répondent à des besoins. D'ailleurs, comme nous le disions plus haut, nous ne visons pas la dimension "d'auteur" dans notre production, et préférons présenter les projets comme des collaborations. De fait, la question d'une frontière entre art et graphisme ne se pose pas vraiment dans le contexte de notre pratique du graphisme.

Édition limitée, numérotée et signée par l’artiste. 

Expositions et prix

Club des directeurs artistiques 2012 (prix catégorie édition), 2013
80 + 80, photo_graphisme, exposition collective, galerie Vu et galerie Anatome (Paris, 2006), à l'occasion du Festival International de Photographie de Pingyao (Chine, 2007) et au Pavillon Carré de Baudouin (Paris, 2009)

Publications

Absolute stationery design, Sandu / Gingko press, 2013
It's nice that, 2013
Amaniman, Hors-série, octobre 2006

Informations

& commande

My name is  
William Eggleston, Memphis (Tricycle), c. 1969 – 1970

2013

Informations techniques

Tirage fine art sur papier Hahnemühle Ultrasmooth - édition limitée, certificat numéroté et signé par l'artiste.

Dimensions

40x 50 cm , Édition de 80 120.00 €
 
Ajouter un cadre (choix de l'artiste - autre choix, nous contacter)  

Cadre chêne naturel avec rehausse, verre X





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