Exposition jusqu'au 28 Novembre 2015



CONSTANT ELEVATION
présente un ensemble de photographies réalisées par Geoffroy de Boismenu dans le milieu du Rap des 90’s. L’exposition nait dans une boite Kodak remplie de photographies de l’artiste et retrouvée dans son atelier après une inondation. Les tirages abimés par l’eau et la boue sont d’abord considérés comme non exploitables, ayant perdu les qualités intrinsèques d’une image photographique exposable. Or, les dégâts naturels subis en font, par un phénomène lent et naturel de transfiguration, les traces archéologiques d’un passé, celui du rap des années 90, ainsi historicisé et déconnecté de la musique même et de l’économie de ce champ culturel radical…Détrempées, gondolées, salies, elles révèlent avec une mélancolie teintée de violence l’esthétique d’une période où le rap est encore un mouvement musical contreculturel en lutte, ce que rappelle aujourd’hui sur les écrans le film NWA Straight Outta Compton. RZA, Prince Paul, Frukwan et Too Poetic des Gravediggaz
font face à des Public Enemy en armes et à la figure emblématique de Biggie, assassiné lors d’un drive-by shooting en 1997 à Los Angeles, ou à des Outkast représentant le Hip Hop version Sud des USA.
Les visages, les corps, les poses, les attitudes, l’esthétique vestimentaire de ces super anti-héros d’une Amérique postmoderne en proie au cynisme et la désillusion, racontent avec une frontalité semblable à celle des images qui les représentent, dénuées de tout romantisme, une période historique du Hip Hop coincée entre la radicalité extrême des années 80 et l’acceptation dans les années 2000 du rap comme phénomène culturel de masse. Cette archéologie moderne se présente sous une forme immersive
et multiple. Les images abimées sont présentées sans artifice, posées sur une table de bois et recouverte d’une cloche de protection, comme les derniers vestige d’un temps qui n’est plus.
Scannées, découpées, remontées, elles sont les bases d’un wall paper inédit conçu par le studio My name is, collaborateur fidèle de Geoffroy de Boismenu et des Garçons Sauvages.
Démultipliées, fragmentées, affichées, encadrées, imprimées sur des T-shirts, elles envahissent la galerie, retraçant sous forme de palimpseste l’espace mental et l’esthétique d’une génération.

PRESSE

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Geoffroy de BOISMENU
/ Les Garçons Sauvages. 
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